L’élève Moreau production

Le K de Monsieur Z …

Filed under: Le K de Monsieur Z — l'élève Moreau @ 23:19

Monsieur ZMonsieur Z est un looser, enfin c’est ce que le monde qui l’entoure lui laisse croire. Fils d’un Lego pilote spatial et d’une Lego technique poétesse, il est une relique et surtout une preuve de l’état de grâce qu’ a pu connaître LEGOPOLIS après sa victoire sur le genre humain. Inséré au sens minimal du terme, travaillant sans passion et subissant une vie morne et majoritairement télévisuelle; les questions qu’il se pose et l’attitude qu’il affiche, le rendent nuisible au sein de LEGOPOLIS, société fourmilière, dirigée d’une main de fer par le démoniaque Sargozine. Celui-ci va donc vite dépêcher ses sbires afin d’anéantir le germe de révolte qui naît en Z. Mis en accusation pour des raisons très obscures, il va prendre la fuite et devenir un dissident à part entière à l’issue d’un procès imbécile et l’intervention de LEGOLAS, un Lego affranchi.

Tiré du procès de Franz Kafka, ce court métrage d’animation est une critique de l’absurdité de certaines réalités sociales, de l’incompréhension qu’elle entraîne et de la violence inéluctable et légitime qui en découle.

Contacts : L’élève Moreau willdebrives_fuckthebots_gmail.com
remplacez _fuckthebots_ par @
Pour télécharger c’est ici : Le k de monsieur Z

N’ hésitez pas à laisser vos commentaires et impressions, meme mauvaises, la censure n’étant pas dans mes habitudes. Le son est pourri mais j’essaierai (enfin seb) de faire une version téléchargeable rapidement pour avoir une version la plus fidèle possible.
choucrane
L’élève

16 February 2009

Ca ne changera rien mais c’est dur à dire

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 18:03

Bon, je ne suis pas Jean Marie Cavada ni un quelconque amateur d’actualités, je préfère le bruit du vent dans les arbres à celui du courant dans les tubes, et lire plutôt un bon roman qu’une feuille de choux. Mais il arrive parfois que je me connecte à mon siècle et que je compose une vague idée que l’on pourrait qualifier de “politique” dans mon cerveau, pourtant absolument dédié à l’observation du monde plutôt qu’à son analyse. Bref, sans vouloir faire preuve de fausse modestie, avouez tout de même que combattre pour quelque cause que ce soit est devenu bien difficile, tant il y a de raisons de s’engager, submergés que nous sommes par les diverses luttes, les multiples combats dont nous abreuvent les journalistes, observateurs accrédités, eux, souvent passionnés ce qui rend leur observation bien entendu tout à fait partiales. La pluralité des raisons de lutter est telle que nous arrivons à un point ou la priorité devient la réelle question. Notre vie jusqu’à preuve du contraire étant toujours composée d’heures, de mois et d’années, la majeure partie octroyée au gain de notre croûte, la gestion des gueules de bois, le loisir et l’élevage du renouvellement générationnel. Il va donc de soit, faute de temps, que nous ne pouvons être de toutes les luttes et de tout les combats, le probleme est là, comment choisir entre les ouvriers débauchés, le roquefort menacé, la gauche presque ressuscitée, le mais génétiquement modifié, les Palestiniens bombardés,  les Rwandais affamés, les populations déplacées, l’Australie incendiée, les accords de Genève bafoués, l’humain exploité, mutilé encore et toujours ? Pour ma part j’ai sans cesse la désagréable impression que “s’engager” est un moyen de s’accorder avec la grosse conscience collective un peu comme une installation du plug’in “indignation automatique”, bref, l’analyse de l’injustice mondiale par les canapés de chez But, ayant un avis sur tout mais réellement au courant de rien. La lourde conscience collective qui essaie de comprendre pourquoi la misère du monde est insultante, qui scande que le racisme c’est pas bien, que la pauvreté c’est pas bien, que la pollution c’est pas bien et qui ose se prévaloir d’égalité, mais, qui rechigne à dire bonjour, qui n’aime pas son voisin, qui adore le luxe (même si elle fait semblant du contraire), qui est farouchement xénophobe, qui veut toujours plus et toujours plus loin, surtout individuellement. Devant donc tant d’inadéquations entre ma condition d’homme lambda, pièce intégrante de la pensée unique et le peu de liberté intellectuelle qui m’est échue, j’ai décidé de ne pas lutter, de ne pas prendre part à ces grands débats, d’interdire à ma parole légère et ambiguë de refléter ma pensée profonde, je vais juste me limiter à saluer et sourire à ceux qui m’entourent et me croisent mais je ne derogerai pas de ma modeste place d’observateur et ne bougerai pas devant le monde qui coule et l’Homme qui se noie.

28 January 2009

De la bonne année….et des ânes

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 12:32

J’ai déjà posté ce truc sur le forum de mon cher Bouddha en short mais j’en remet une couche, ca m’evite d’écrire aujourd’hui. Aller hop vais me faire un Hoyo tiens.

 En fait une bonne année put aussi être l’expression courante des éleveurs d’ânes ou « donkey-boys » pour désigner une horde d’ânes. J’ajouterai à ce propos que les « donkey-boys » n’ont jamais eu la renommée de leur confrères “cow-boys” pour cause de flagrant laubiingue à l’époque ou les texans, grands éleveurs de bœufs, avaient la mainmise sur l’industrie cinématographique hollywoodienne et que certains grands contrats signés avec une certaine chaîne de restaurants naissante alors, visaient directement à la promotion de la consommation de viande bovine. Ainsi aussi arbitraire que cela fut, le « donkeyburger » ne fit jamais recette ….C’est donc tout naturellement que l’ensemble des professionnels de la restauration Américaine favorisèrent et plébiscitèrent les films de « cow-boy » plutôt que de « donkey-boy ». Et c est ainsi que l’expression « on peut pas dire ….on a eu une bonne année l’an dernier » tomba dans l’oubli collectif. Oh, quelques foyers subsistèrent de ci de là, on peut citer en exemple La Corse, et l’on salue au passage leur effort d’intégrité devant l’écrasante conscience collective, toujours est il que depuis peu, depuis hier exactement, on pourrait voir s’inverser cet état de fait car il semblerait que le régime alimentaire Américain soit sur le point de changer au profit de l’âne, ceci n’étant que le résultat de la nouvelle politique hollywoodienne, dont la tendance est aux films bourrés d’ânes et donc de « donkey-boys».
Bienvenue donc à nos chers « donkey-boys », qu’ils nous élèvent, une bonne année….

21 January 2009

API NOUILLERE

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 12:34

Mon dieu je suis à la bourre ! Pas terrible pour la résolution prise le soir du 31 sous champis hallucinogènes et perfusion de liqueur des pères chartreux (la seule boisson assez bonne pour avoir donné son nom à une couleur !). Résolution qui consistait à foutre un coup de pied au cul de ce saligot de Moreau qui branle rien ! Mais rien ! Alors on me dira, ou on me dira pas il y a plus personne qui lit ce truc, que c’est bien une résolution de petit occidental merdeux à l’heure ou la planète va si mal, l’économie est au plus bas et l’humain voit fondre sa dignité comme un iceberg devant Medvedev .Avec la réserve qui m’est coutumière j’avancerai que je m’en branle, je laisse les problèmes de l’humanité entre les mains de Barak Willis Obatman. Non, comme a dit quelqu’un de beaucoup plus avisé que moi, j’essaierai en 2009, de vivre un peu avant de creuver. En attendant, il n’y aura pas inscrit, sur mon épitaphe  « E.W.Moreau 1978-2008 » et ça, en soit, c’est déjà une victoire.API NOUILLERE donc.  

 

11 July 2008

Ben tiens

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 0:30

L’élève est par passé en sixième, il a pas changé de cartable …..OK il glande en pleine période d’exams ça fait six mois qu’il est partie chasser la belette et battre la campagne avec sa copine lulu, personne le cherchait de toutes façons donc il s’en fout, au détour d’un ruisseau, lulu et lui il ont poussé la chansonnette et ils ont trouvé ça chouette.

http://www.kfkmusic.com/

Si quelqu’un veut savoir pourquoi j’ai fais, je me permettrai de lui répondre dans les deux mois….

Hé je suis qu’un gamin, j’ai pas conscience de ce qui est bien et de ce qui l’est moins

8 November 2007

De la fatuité des microbes.

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 20:47

Il ouvre un œil, la premiere impression est mauvaise, c’est pas gagné. Il se dit qu’en ouvrant le deuxième ca ira peut etre mieux, que ce n’est qu’un problème de perspectives et que celles-ci ne s’apprehendent qu’en 3D. Il ouvre donc l’autre, c’est pire. Le ciel d’automne dégueule sa lumière par les fenêtres de la chambre en long spasmes blafards, avec l’intensité décadente d’un orgasme il macule le grenier de longs jets diatoniques gris. Il a ouvert les yeux mais pas encore la bouche, c’est comme ca le matin, la vue avant le goût, la lumière avant l’oxygène, peut être par contradiction à la naissance, aussi parce qu’il n’arrive pas à desserer les machoires et surtout parce qu’il en déteste la sensation. C’est d’ailleurs là le réel accomplissement de son réveil car tant qu’il n’a d’actifs que les yeux, il peut se rendormir sans peine. Il jette un oeil sur l’ affreux et immuable radio réveil qu’il a salué de plus nombreuses fois que n’importe laquelle de ses femmes. Il est 09h30, les éléments reprennent leur place dans sa tête, le maraichers ouvre le store metallique et dispose le choux sur l’etal, il voit clair désormais, il n’a pas grand-chose à faire, tout sera accompli dans l’ordre, méthodiquement, il a déjà decidé de ne pas vivre cette journée. Un semblant de gaieté vient le surprendre après la douche et le café, il se dit que finalement ca va le faire aujourd’hui, il s’apprète donc à partir chez le coiffeur pour y assurer son rendez vous de 10h30. Il monte dans sa voiture et démarre. Sur la route, il hésite, route d’Allinges ? route de Douvaine ? A la radio, il écoute « les gens parler » sur France culture, il aime bien France culture, la voix grave et le débit toujours mesuré des présentateurs le berce et l’apaise, dix minutes plus tard il se rend compte qu’il roule vers Genève. « Merde » comme dirait l’autre, un leger stress le gagne, il décide de couper à travers bois par une route qu’il ne connaît pas, il se perd, quelques temps plus tard il se retrouve chez lui à 100 metres de son domicile, voila 20 minutes qu’il est parti….je blase, tu blases, il blase, nous blasons de cons. On prend les meme et on recommence, c’etait un faux départ patati et patata….10h35 il sort de sa bagnole et court vers le salon de coiffure, il sait pas pourquoi il court mais il court, comme un clebart . Une heure et vingt euros plus tard le voilà qui sort de là avec sa tête de con que si il se croisait quand il avait 18 ans il se foutrait son skate dans la gueule. Donc, il avait quelque trucs à faire ici à Thonon, c’est bien con parce qu’il a l’impression que sa mémoire est partie avec ses cheveux, il se rappelle plus quoi, alors surement pour donner raison à sa jeune image il avise une librairie et y pénètre…il aime bien les librairies, pour plusieurs raisons, d’une parce que ca n’est pas à la mode, de deux parce que quelque soit la gestion du fond, c’est toujours le bordel, et de trois pour le libraire….le libraire, l’etre curieux, le gestionnaire de la mise en abime, le portier de l’univers, le larbin de la culture, un libraire c’est incapable de vanité….Allez y donnez moi un exemple de libraire qui se la raconte. Il sort de là, il l’a finalement pris dans la gueule son coup de skate, un coup à 39 eurals, pour 3 poches et un receuil. Bon ca suffit, trève de badinerie, il retourne vers son carosse qui l’attend….avec 35 euros de PV. Ô rage ! Ô desespoir ! Ô flicaille ennemie ! Ca t’apprendra à trainer dans les librairies.Je blase, tu blases etc….une derniere chose avant de rentrer chez soi, il se decide une fois pour toutes à allez aquérir les fameux cadres qui deviendront les hôtes de ses désesperées affiches de cinema : 60×40 et 80×60….il rentre chez lui, par l’othodromie enfin.

Il ouvre la porte d’entrée, la femme de ménage sur les talons, il avait faim, tant pis …cette dernière a déjà pris ses quartiers dans la cuisine et l’en deloger releverait de la stratégie d’infanterie, il n’en a ni le courage, ni la capacité . Il abandonne donc piteusement la place, chapardant de ci de là quelques madeleines industrielles en pensant à sa mère qui n’a pas sauté de repas depuis 1976 . Elle l’impressionne, ce n’est pas facile d’etre le fils d’une femme qui n’ a jamais manqué un repas et qui a toujours fait en sorte que ses enfants non plus, tout du moins jusqu’à ce que ceux ci se libèrent de son étrave pour couler comme des gros cailloux. Il encadrera donc, il est content, ils vont etre beaux ces cadres, c’est de la merde mais ils vont etre beaux. Il se saisit du premier et le désemballe avec le plus grand soin pour ne pas rayé le verre, il présente l’affiche …. « tiens c’est pas du 60×40 ? », il mesure 45×85 …curieux tout de meme les approximations que peut produire le cerveau, il décide de rester philosophe, le cadre servira toujours. Voyons le deuxième, on a l’air plus rigoureux quand aux dimensions, en effet ca colle, impecable, vraiment c’est parfait on aurait pas pu mieux faire….ou espéré, tandis qu’il se congratule il attrappe la plaque de verre par l’extremité : « crac », celle-ci se fend sous son propre poid. Alors, il reste là béat, se demandant s’il faut y voir un message quelquonque ou juste s’émerveiller devant la rigidité du materiau. Pendant ce temps la terre vient de faire un quart de rotation soit environ six mille kilomètres, des milliers d’hommes et de femmes sont morts, naturellement ou violemment, des million de femmes et d’hommes ont eu un orgasme, de grandes partouzes ont eu lieu, des histoires d’amour ont commencé, des hitoires de cul ont finit, l’Inde est rentré d’un demi centimetre dans le bloc asiatique, et la bourse de Paris a cloturé à la baisse. Alors il a fumé des clopes devant la télé.

30 October 2007

Ruines…..

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 13:35

Ruines

Moreau vient de retrouver son cartable en cuir moisi, celui qu’on déteste tant ouvrir et dont le « clic » des fermetures écaillées rappelle le jeu des serrures de sombres bastilles. Bled, le vieux goelier qui hante les lieux, à trop avoir interdit les évasions et à s’ouvrir à ne jamais avoir été invité, à pris l’apparence des pierres suintantes si bien que l’on se demande qui du gardien ou du prisonnier est le plus emmuré. « Ruine » c’est comme ça que Moreau à toujours nommé son cartable en variant parfois avec ses diminutifs, débris, loque, épave….un vestige dans lequel il arrive parfois qu’au détour d’un désordre on tombe sur les miettes d’une nostalgie qui nous fait monter des larmes et dont on ne sait trop si elles proviennent de l’émotion ou des « zacariens » …. La grandeur du temps n’a d’égale que ses ruines, le futur est un con,le chant du cygne de Pesaro est plus somptueux que le crépitement des transistors, la détresse des hommes n’est pas tant d’avoir à mourir que d’avoir vécu auparavant. Mais Moreau s’égare, il oublie que voilà six mois qu’il sèche et qu’il n’a aucun mot d’excuse…..

23 May 2007

Savoir cueuillir le marasme

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 23:53

C’est bien connu, le beau temps n’est pas propice à ceux qui se complaisent dans le spleen…comme dis l’autre la misère est moins pire au soleil, encore s’agit t’il de définir la misère…celle de l’esprit m’habite en ce moment et il est malheureux de dire qu’on trouve des conflits d’interet jusqu’au sein de l’ âme, lorsque le coeur et la tete se disputent l’humeur du possedé et que de leur combat nait une paix trop souvent ephemère qui ne donne aux pauvres hotes que nous sommes qu’ersatz d’harmonie et trompeuse sérénité. Cette surface lisse et froide qui cache le grouillement des abysses, n’opposant au rayons du soleil qu’une fragile croûte diaphane et bleutée sur laquelle nous flottons sur nos instables esquiffes .

Rien de bon ne sort
Lorsque j’ai le regard noir,
Le rictus des idiots
Etouffant le sanglot
Qui roule dans mon coeur
La pierre est bien molle
Et la detresse caracole
Fiere d’avoir conquis
Mon cerveau abruti
Etranglé par la fierté
Aveuglé d’ illusions
Refusant d’oublier

Comme un chien soumis
Je rampe vers mon maitre
Vers le cancer des poetes
Qui bientot m’aura détruit
Le froid dans mon coeur
Remplacera les larmes
La mort dans les yeux
Je devrai rendre les armes
La fin de la lutte viendra
Accompagner la chute

Le petit prince s’ecroulera
Touché à mort par le sens
Assassiné par le vice
L’armée le fric, les pépètes
Ont bombardé sa planète
Et son sang s’ecoulera
Pour nourrir les armées
De mes penchants sournois
De mes tristes années

Je suinterai le remorts
Je puerai le repentir
Lorsque de son bras la mort
De mes restes fera jaillir
L’ultime goutte de mon gachis
Et le suint d’une energie
Qui par une soumission de chien
Et une craintre de brebis
Aura fait paitre un porc
Dans une fange de rien

29 March 2007

Lire…bordel

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 13:23
Bukowski

Buko…Hank, ce mec est capable de porter tout les surnoms, de toutes facons il s’en fout tant est si bien qu’on se demande de quoi il ne se fout pas. Certains y voient un philosophe (la bonne blague), d’autres un poète…tergiversations d’intellos mal branlés essayant de renier désesperement la banalité populaire que peut parfois revêtir le génie… Certes, il faut lui reconnaitre certaines fulgurances : lorsque une rencontre est organisée entre Miller,Burroughs et notre interressé et que celui ci oublie de s’y rendre, ca en jette. Mégalomanie ? (merde meme moi j’y serait allé ! ), non, même s’il avait coutume de dire qu’il était le plus grand écrivain d’Amérique…technique de drague on ne peut plus pourrie, on sait bien que sans prix Fémina et une colonne dans santé magazine….Ces coup là il les à pas fait exprés quoique il à tout de même reussi à aller chez Pivot.

Il faut s’y faire messieurs les critiques de mes deux, Buko est un gros beauf, un gars de base, il incarne la majorité des hommes seuls sans histoires, certains s’abrutissent dans les bistrots,vont aux putes, pourrissent chez eux dans l’amertume des jours inutiles, Buko fait tout ca à la fois à la différence prés qu’il le raconte, et quand il s’emmerde il invente des histoires….Hé ouais les mecs, arretez d’abrutir les gens devant cette odieuse putain qu’est la télévision…de les assommer de pub, de les convaincre de l’hystérie collective, de leur imposer comme modèle une abjecte et repugnante médiocrité et vous verrez des Buko fleurir, des hommes qui se rappelleront qu’il ont des mains et une tête, souvent bien faite, et qu’il n’y a rien de péjoratif dans leurs peurs, leurs vices…leur vie.

Bon, en relisant un peu Les Contes j’aurais envie de foutre tout le bouquin, mais c’est comme au Loto tu peux pas cocher tout les numéros

Extraits :

Nouvelle La politique est l’art d’enculer les mouches :

Buko reprend la perte de la Bombe H perdue par un B52 au large de l’Espagne, à Palomares exactement

“Bien sûr, le département d’Etat à publié un communiqué précisant qu’il n’y avait pas de fusible dans le détonateur, mais déjà, les riches s’étaient tirés et les marins americains avaient l’air nerveux. Aprés tout, si ces machins ne peuvent pas exploser, pourquoi les balader dans le ciel ? Ils pourraient aussi bien ballader des salamis de deux tonnes. Fusible signifie “étincelle” ou “gachette” et l’étincelle peut venir de partout; “gachette” signifie “choc” ou tout ce qui peut déclancher une mise à feu. Aujourd’hui la términologie mililtaire dit “désarmée” ce qui sonne plus sûr mais n’arrange rien. Ils ont fini par accroché la bombe mais, à ce qu’on raconte, la chose avait l’air tétue. Puis àprés quelques tempêtes sous-marines, notre charmante petite a roulé de plus en plus bas sur le flanc de sa colline. La mer est trés profonde, beaucoup plus profonde qu’une tête de politicien.”

Nouvelle J’ai descendu un type à Reno :

Buko s’imagine aprés la signature d’un contrat de publication de ses nouvelles

“Bukowski, l’écrivain du siècle, la statue de Bukowski se branlant devant le Kremlin; Bukowski et Castro sous le soleil cubain, statue plaquée guano, Bukowski et Castro pédalant vers la victoire sur un tandem, avec Bukowski sur la selle arrière; Bukowski se baignant dans un nid d’hirondelle; Bukowski, le dompteur fouette une esclave nubile, une blonde superbe et tout, quatre-vingt-dix de tour de poitrine, une blonde superbe avec un bouquin de Rimbaud à la main; Bukowski, drôle d’oiseau en cage dans l’univers et qui se demande bien par ou la chance s’est envolée. Bukowski courant àprés Judy Garland quand c’est déjà trop tard.”

Voir aussi l’excellente nouvelle Le mariage zen ou Buko éclate la gueule du maitre zen en question.

Les contes …est adapté à l’ecran par Marco Ferreri avec Ben Gazzara et Ornella Mutti….gras chiant…par contre Ornella est trop bonne et on la voit à poil.

21 February 2007

Tripes tic…. pages, mots et Puro

Filed under: Les états d'ame du p'tit Moreau — l'élève Moreau @ 0:30

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